extrait de "a ton nom"

extrait de "a ton nom"
tu sais ce que c'est toi la solitude? tu sais ce que c'est? le solitude, celle du hasard, tu sais bien la solitude, celle dans laquelle on se noie à petit feu, comme une drogue dans le sang, celle qui vous arrache au néant et qu'on ose appler la vie, celle qui fait qu'on doit souper le cordon, la solitude de l'orphelin qu'on trimbale de foyer en foyer et qui sait plus son nom, celle de celui qu'on appelle gosse de riches et qui passe ses nuits entières à mouiller ses draps parce qu'il a oublié si ses parnets étaient morts ou en voyage, celle de poil de carotte qui se prend des cailloux à chaque récréation, celle de celle qui une fois donné l'Infini, se retrouve seule le ventre vide, celle ds deux amoureux qui ne le sont plus, celle de ceux que les parents s'échangent de week-end en week-end sur une place deparking, celle dure qui mari sa fille, celle de ceux qui voient leur vie perdue à trop avoir voulu la gagner, et celle de celui à qui on a volé le toit pour lui offrir la rue. tu la connais toi?

n
on, toi tu fais semblant, non,toi t'écoutes,plein de ta foutue sagesse,les pauvres gens comme moi qui,épris d'on ne sait quelle nostalgie, te parlent encore. la solitude , c'est cette pute de vie qui vous croise un matin, vous baize toute la nuit, puis vous fait payer le prix du voyage par le retour à la case départ, le néant.
qui à demander à avoir faim? qui à demander à hurler à l'agonie de jour en jour en peu plus de poison le ventre à l'air?
Personne.
voila donc un don du ciel! tu sais, toi qui fait construire des églises, des mosqes, des temples...
tu sais, toi la perfection, toi le bien incarné, tu comprend tous les jours, tu t'en fous, pauvre égoïste.
aps tant d'années à te parler du matin au soir, tu sais toujours pas aligner trois mots.
fa
is attention! un jour je ne serais plus la et toi tu seras tout seul.
faudras pas pleurer parce que sans moi t'es rien tu sais.
je te le jure, un jour je partirai, et quand je partirai, tu verras la solitude.

# Posté le samedi 25 novembre 2006 18:43

Modifié le dimanche 10 décembre 2006 10:07

ébauche n°2

ébauche n°2
note: Extraits de "Delphine et Hyppolyte", Les fleurs du Mal, Baudelaire



Avons-nous donc commis une action étrange ?
Expli
que, si tu peux, mon trouble et mon effroi
Je fr
issonne de peur quand tu me dis: "Mon ange !"
Et
cependant je sens ma bouche aller vers toi.

Ne
me regarde pas ainsi, toi, ma pensée !
To
i que j'aime à jamais, ma soeur d'élection,
Quan
d même tu serais une embûche dressée
Et l
e commencement de ma perdition !

Quand
même tu serais une embûche dressée
Et le
commencement de ma perdition !

Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Q
ui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprena
nt d'un problème insoluble et stérile,
A
ux choses de l'amour mêler l'honnêteté !

Celui
qui veut unir dans un accord mystique
L'o
mbre avec la chaleur, la nuit avec le jour,
Ne c
hauffera jamais son corps paralytique
À c
e rouge soleil que l'on nomme l'amour !

O
n ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître !
Mais l'enfant, épanchant une immense douleur,
C
ria soudain : "Je sens s'élargir dans mon être
Un abîme béant ; cet abîme est mon coeur!"

Brûl
ant comme un volcan, profond comme le vide !
Ri
en ne rassasiera ce monstre gémissant
Et n
e rafraîchira la soif de l'Euménide
Q
ui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang

Que
nos rideaux fermés nous séparent du monde,
Et q
ue la lassitude amène le repos !
Je v
eux m'anéantir dans ta gorge profonde
Et t
rouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux !"

Des
cendez, descendez, lamentables victimes,
D
escendez le chemin de l'enfer éternel !
Pl
ongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes
Flagellé
s par un vent qui ne vient pas du ciel

Jamais
un rayon frais n'éclaira vos cavernes ;
Par les
fentes des murs des miasmes fiévreux
Filtrent
en s'enflammant ainsi que des lanternes
Et pén
ètrent vos corps de leurs parfums affreux

"Hip
polyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses ?
Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir
L'holocau
ste sacré de tes premières roses
Aux
souffles violents qui pourraient les flétrir ?

Hippolyte
, Ô ma soeur! Tourne donc ton visage,
Toi, mon
âme et mon tout et ma moitié,

Tour
ne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles !
Pour un d
e ces regards charmants, baume divin,
Des plais
irs plus obscurs je lèverai les voiles,
Et je
m'endormirai dans un rêve sans fin !

# Posté le vendredi 24 novembre 2006 18:36

perfect world

perfect world
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# Posté le vendredi 24 novembre 2006 18:32

Modifié le samedi 25 novembre 2006 05:55

nous ne voulons plus de vos solutions

nous ne voulons plus de vos solutions

# Posté le vendredi 24 novembre 2006 18:30

citation de notre enchanteur

citation de notre enchanteur

# Posté le vendredi 24 novembre 2006 18:28